savoir avant que ça parte en avis

Client mystère : arrêter de le sous-traiter

La visite mystère est le seul dispositif qui vous dit ce qui se passe en salle quand vous n'y êtes pas, avant que le client ne l'écrive en public. C'est aussi l'un des rares postes où les restaurateurs paient une agence quelques centaines d'euros par visite pour un rapport standardisé, alors que la partie difficile n'est pas d'envoyer quelqu'un : c'est d'avoir une grille qui mesure ce qui compte chez vous.

Ce qu'une agence fait, et ce qu'elle ne fait pas

Une agence apporte un visiteur inconnu de vos équipes et une méthode. C'est réel, et sur un audit annuel de réseau cela se défend.

Ce qu'elle n'apporte pas, c'est la fréquence. À quelques centaines d'euros la visite, on en fait deux par an et par site. Deux visites par an ne mesurent pas un niveau de service, elles photographient deux soirées.

La grille compte plus que le visiteur

Une grille utile n'est pas une liste de questions oui/non. Elle pondère : l'accueil et la propreté des toilettes ne pèsent pas pareil. Elle prévoit des questions éliminatoires qui plafonnent la note globale, parce qu'un plat servi froid ne se compense pas par un beau sourire.

Elle prévoit aussi des branchements : si la réponse est non, on demande pourquoi. Sans cela, vous récoltez un score sans savoir quoi corriger.

Le chronomètre et la photo

Les deux éléments qu'un questionnaire classique rate. Le temps entre l'entrée et la prise de commande, entre la commande et l'arrivée du plat, se mesure en bandes plutôt qu'en ressenti. Et une photo de l'assiette ou des sanitaires vaut mieux qu'une case cochée par quelqu'un qui voulait finir son formulaire.

Le score n'a de valeur que comparé

Une note de 87 sur 100 ne veut rien dire isolée. Elle prend un sens comparée aux visites précédentes du même site, et aux autres sites du réseau sur la même grille. C'est là que la visite mystère cesse d'être un rapport et devient un instrument de pilotage.

C'est aussi pour cela que faire ses visites soi-même change la donne : à coût marginal proche de zéro, on passe de deux visites par an à une par mois, et la courbe devient lisible.

Qui envoyer

Un proche qui ne connaît pas l'équipe, un membre d'un autre établissement du réseau, un client fidèle enrôlé volontairement. La règle unique : la personne ne doit pas être reconnue, et elle doit remplir la grille pendant ou juste après la visite, jamais le lendemain.

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et si l'outil le faisait

Staff Meal

L'application d'exploitation des restaurants à partir de 15 employés. Cinquante établissements accompagnés sur place.

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Questions fréquentes

Combien de visites mystère par an ?

Deux par an ne mesurent rien. Une par mois et par site donne une courbe exploitable. C'est précisément ce que le coût d'une agence rend impossible et ce qu'un dispositif interne rend trivial.

Peut-on envoyer quelqu'un de l'équipe ?

Quelqu'un d'un autre établissement du réseau, oui, et c'est même très efficace parce que la personne sait quoi regarder. Quelqu'un du site visité, non : il sera reconnu et le service sera anormal.

Faut-il prévenir les équipes que des visites ont lieu ?

Oui, sur le principe, jamais sur les dates. Annoncer le dispositif fait partie de la démarche qualité et évite le sentiment de surveillance. Annoncer la date détruit la mesure.

Quelle différence avec les avis Google ?

Les avis vous disent ce qui a déjà mal tourné, publiquement, avec un biais d'extrêmes. La visite mystère mesure ce que le client moyen vit, sur des critères que vous avez choisis, avant que cela devienne un avis.